Récits narratifs – La mélancolie d’Edvard Munch

Elisa Snoussi transmet ses impressions sur un tableau de Munch

Edvard Munch - Melancholy (1894).jpg

Edvard Munch, Mélancolie 1894

La pupille vaporeuse, comme submergée par la noirceur de l’iris, s’égare dans les sillons du parterre de sable encore humide des fracas de la mer. L’homme ne perçoit ni l’horizon perdu, ni le camaïeu bleuté dans lequel s’étreint le ciel dansant. Plonger sa tête dans le sable frais, s’engouffrer dans l’obscurité souterraine d’un monde marginal et ne plus sentir ces matérialités terrestres, telles sont ses volontés profondes. L’intériorité paisible d’une solitude, la quiétude d’une pénombre est comme offerte par cet abîme protecteur et naturel. L’effet granuleux du sable engourdit et assourdit peu à peu la tête de l’homme qui s’égare dans une confusion de sens où l’ouïe et la vue ne forment plus qu’une faculté. Bientôt, il est inerte, figé dans une osmose de plénitude, il a le sourire au cœur et son cœur en repos.

Elisa Snoussi

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